Phonochose by Jacques

This guy is a genius.
And he’s got his own style.
We can recognize his music just by listening.
I think he’s in line with electro-music composers like Nicolas Jaar & Nicola Cruz.
He’s young and he still experiments music, so we’ll hear for sure a lot of his creations.
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Sundays

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mood

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My first order

I’m happy I got my first order as a carpenter.
Also, my client asked me to create an art piece and I proposed a mural work made of wood.
So this weekend, I will start my work.
I know the kind of things I want to make…
My inspirations come from wood, gold and light :
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Pictures are : Decor at Canlis Restaurant in Seattle, a Daniele Buetti installation, an Alexander Calder’s mobile and an installation created by Soo Sunny Park.

 

 

Grammys best dressed

Let’s pass the awards (even if I think the Weeknd & Alabama Shakes are the most worthy) and let get’s interested in looks.
I ♥ Nicole Trunfio’s silver sequined jumpsuit by and Zuhair Murad, so 1970s…
I also loved Florence Welch’s long pink dress by Gucci.
She has been called a ‘worst dressed’ by the Mirror, I really don’t agree.
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Meet Polo & Pan

I told you my love for Polo & Pan (here and here).
I finally met them, so here is the interview.
All pictures have been taken at La SIRA (a factory that was converted into artist studios).
This time, I also wrote in French as I wanted their talk to be related as true as possible…

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Paul on the left, Alex on the right..

P-I : Pouvez-vous vous présenter et expliquer comment le projet a démarré ?
Paul-Armand Delille : J’ai 34 ans, je suis franco-américain. Avant d’être la moitié de Polo & Pan, j’avais créé Atlas Collective, je suis résident à La SIRA (une usine qui était à la base une ancienne imprimerie où ont été créé des ateliers d’artistes), j’ai monté mon label Humble Musique
Alexandre Grynszpan : Je suis Alex, j’ai été DJ resident au Baron pendant 8 ans, j’ai co-créé Radiooooo en 2013 avec Benjamin Moreau ‘MonsieurMoru’ et Polo & Pan c’est un peu notre fantasme musical. L’agence Tête d’Affiche nous a fait confiance et c’est par son intermédiaire qu’on a commencé au Baron. Là-bas, tout était permis musicalement et socialement. Mais le déclic est venu lors d’une visite à La SIRA. J’avais besoin de conseil sur une production et la collaboration a commencé…

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P-I : Qu’est-ce-qui vous inspire ?
- Les bande-sons de films anciens, les péplums, les dessins animés Disney, les musiques du monde comme la cumbia, la bossa nova…
Alex : D’ailleurs, mon nom de scène est emprunté à l’univers onirique de Disney, cette innocence préservée, ce confort idéologique.
Paul : On travaille sur cette nostalgie, la recherche d’une enfance bénite.
Tout ce qu’on décèle dans nos musiques, ce sont toutes ces influences.
Alex : La musique électronique c’est notre excuse pour creuser d’autres pistes. On est assez libres, nous ne sommes pas formatés. On fait en sorte que nos sets soient cohérents même s’il faut savoir qu’un set en club n’a rien à voir avec un set radio.

P-I : Les voyages ont-ils un impact sur votre musique ?
Paul : Pour moi, c’est le Maroc. Le disque avec l’Atlas Collective m’a permis de franchir un cap en terme de création et de production.
Alex : Le Mexique est un peu ma deuxième patrie…

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P-I : Y’a-t-il un “contexte” de création, un moment opportun ?
- Tout commence avec une référence visuelle ou auditive. On commence par définir le fantasme que l’on va essayer de mettre en musique. Pour Rivolta, c’est parti de l’envie de sampler un morceau italien 50′s cher a notre cœur. On y a ajouté le balafon, un instrument percussif Africain.
On affectionne particulièrement le son des percus, on aime les enregistrer en réél afin d’obtenir les petites imperfections qui donnent du charme à la musique électronique. La technologie nous permet de poser la base mais on aime ces touches d’instruments. On laisse fleurir un ensemble d’imperfections sur un cadre proportionné.
Alex : Pendant longtemps, je tenais à maîtriser cette base, j’essayais d’épurer notre musique au maximum et Paul amenait un côté plus vivant.
Paul : Mais les rôles changent. C’est un débat animé où toutes les idées sont inspectées et qui se termine toujours sur un terrain d’entente.
Alex : La musique est comme une thérapie : elle existe pour faire vivre certains fantasmes. Notre relation musicale est forte et ensemble, on se projette à long terme. On fait de la musique avant tout. Apple a choisi notre morceau Dorothy pour une publicité. Le son existait déjà depuis 2 ans et demi, on ne s’est pas dit “On va faire un son pour Apple!”…
- Plage isolée est née en une nuit. C’était le 7 janvier 2015, on était à la campagne et on venait d’apprendre pour les attentats de Paris. A ce moment-là, on n’avait pas envie de faire de politique, seulement de se réfugier dans un monde poétique… une plage isolée au creux de l’hiver… Souvent l’idée est immédiate, mais la production est plus longue. Un peu comme une peinture japonaise : l’artiste réfléchit pendant des jours, parfois des mois, mais la peinture elle, prend forme en quelques coups de pinceau rapides.

P-I : Avez-vous eu un mentor qui vous aurait appuyé ou guidé ?
- Nous sommes conseillés par nos deux labels Hamburger Records et Ekler’o’shock. Ils sont capables de nous guider tout en nous laissant libres. Du coup, on est vraiment à leur écoute.
On doit également beaucoup au soutien d’Anatole Maggiar qui chapeaute La SIRA. Notre studio ici nous a permis de developper notre projet en toute quiétude.

P-I : Est-ce-que vous enfilez une tenue, un “déguisement” avant de monter sur scène qui fait que vous n’êtes plus Paul & Alexandre mais Polo & Pan ?
- Notre look, c’est souvent : chemises G kero & chaussures Rivieras. G kero, c’est la marque de Marguerite Bartherotte qui, avec Victoria Lafaurie, forment le groupe « Les Jupes ». Elles sont très proches de nous dans le processus créatif, et interprètent notamment Dorothy, et les choeurs de Coeur d’artichaut.

P-I : Est ce que vous collectionnez des choses ?
Paul : Les instruments évidement : percus, flûtes, instruments a cordes, synthés.
Alex : J’ai une collection de cactus! C’est une plante que j’adore! Ils sont autonomes, savent se protéger. Et on peut en tirer du mezcal ! Encore le Mexique !…

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P-I : Vous fréquentez pas mal d’autres artistes, est ce que ça vous aide à maintenir une certaine motivation ?
- En effet, dans notre entourage, Jacques nous inspire, mais aussi Flavien Berger, Papooz, L’ImpératricePatrick Bebey… Ils ont chacun des compétences différentes avec qui nous pouvons échanger connaissances ou techniques.
Notre album sera justement le fruit d’une collaboration avec ces artistes. Polo & Pan c’est aussi le partage.

P-I : Quelle expérience cherchez-vous à créer à travers votre musique/ sur scène ?
- De la matière et des sons, à la manière de Plantasia de Mort Garson qui a créé cette musique qui fait pousser les plantes!… Cette recherche de texture est présente dans nos créations depuis toujours. L’ordinateur propose à l’homme de créer à sa place, le son en est parfois appauvri, standardisé. Nous aimons réhumaniser la musique électronique avec des éléments vivants. On applique les mêmes principes qu’en musique classique. Si l’on écoute Debussy ou Ravel, on perçoit parfaitement les nuances : on passe d’un piano à un forte en montant progressivement grâce à un crescendo.
Ces sensations sonores sont palpables, un peu comme un cœur qui bat, tantôt avec douceur ou avec plus de puissance.
Lorsqu’on joue sur scène, le processus est différent : on observe les gens, souvent on se ballade au milieu de la foule avant de commencer afin de s’imprégner de l’atmosphère. Assister à un de nos sets devient une expérience sensorielle.

P-I : Quel est le meilleur conseil que vous donneriez à quelqu’un qui se lance dans la musique ?
Alex : Prends ton temps. Ne cherche pas à devenir quelque chose ou quelqu’un, cherche à t’accomplir.
Paul : Utilise le micro et sample pour sortir de l’univers impersonnel du son purement électronique. Forme toi sur YouTube.

P-I : Quel serait le projet idéal ?
- Une collaboration avec Air ! C’est Moon Safari nous a donné envie de faire de la musique.

P-I : Et le lieu idéal où mixer ?
- Le festival Tropico à Acapulco, les Dunes Electroniques en Tunisie ou un Burning Man
Ces lieux dans la nature rejoignent l’esprit de notre Plage Isolée…
Paul : Ou dans l’espace ! Un live dans un cockpit !
Alex : Ouais, ce serait pas mal !

P-I : Quel est le meilleur souvenir de cette aventure professionnelle ?
- Notre rencontre tout simplement. Cela nous a appris à à mettre notre ego de côté, à donner le meilleur de soi pour laisser la place à l’autre.
Et notre mix Chez Tao à Calvi. On devait jouer à 7h30 et on ne se connaissait pas encore très bien. Et là, tout s’est enclenché : les gens qui s’aimaient et s’amusaient, la vue sur cette citadelle Corse au petit matin…

P-I : L’album est prévu pour quand ?
- Difficile de donner une date précise pour l’instant. On aimerait sortir un single avant l’été et l’album à la rentrée…

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P-I : Can you present yourselves and explain how the project started ?
Paul-Armand Delille : I’m 34 years old, I am French-American. Before being the half of Polo & Pan, I’ve created Atlas Collective, I am resident at ‘La SIRA’, I raised my label Music, Humble Musique
Alexandre Grynszpan : I’m Alex, I was a DJ resident at the Baron during 8 years, I co-created Radiooooo in 2013 with Benjamin Moreau ‘MonsieurMoru’ and Polo & Pan is our musical fantasy. Tête d’Affiche Agency trusted us and with its intermediary we started to mix at ‘Le Baron’. There, everything was permitted, musically and socially. But the click came during a visit at La SIRA. I needed advice for a production and the collaboration started …

P-I : What inspires you ?
- Soundtracks from old movies, peploses, Disneys, sacred musics : oriental and trances, cartoons like Tex Avery and world music like cumbia, bossa nova…
Alex : My stage name comes from the dreamy universe of Disney.
Paul : We work on this nostalgia, that blessed childhood.
We have diverse but common references : cumbia, bossa nova …
What you can hear in our music is all these influences.
Alex : Electronic music is our excuse to make sounds. We are not formatted. We try to keep consistent sets and you have to know a club set has nothing in common with radio set.

P-I : Have trips impacted your music?
Paul : Morocco did ! I’ve reached a point in our disk with the Atlas Collective in term of production and creativity …
Alex : Mexico is a little my second homeland…

P-I : Is there a context of creation ?
- Everything starts with a visual or auditive reference. We try to define the fantasy we’ll translate into music. For Rivolta, it came from the will of sampling an Italian song from the 50s. We added the balafon, an African percussion. We create our keyboards on computer by doing microsampling. Technology allows us to raise the base datas, but instrument touches are important too.
Alex : For a long time I wanted to monitor the base, trying to refine our music and Paul was bringing the living side…
Paul : But roles change. This is a lively debate in where all ideas are studied and we always find a common ground.
Alex : Music is like a therapy : it’s here to make alive fantasies. Our musical relationship is strong and Polo & Pan is a long term project. We make music first. Apple chose our song Dorothy for an advertising. The sound already existed for two and a half years, we didn’t thought “Let’s make a sound for Apple!” …
- Plage Isolée was born during the night of January 7, 2015. We heard about the attacks in Paris but we were in the country. We didn’t want to talk politics, so it was our reaction. We wished we were in a very safety place, in a poetic world … an isolated beach. The idea is often immediate, but production is longer. Like a Japanese Painter : the artist thinks for days, sometimes months, but the painting comes in a few lines.

P-I : Do you have a mentor who supports or guides you ?
- We take good advises from our two labels : Hamburger Records and Ekler’o’shock. They’re able to guide us and let us free at the same time. We listen to them carefully. We’re also very grateful to Anatole Maggiar who drives La SIRA who allowed us to produce peacefully for many years.

P-I : Do you put on a special outfit to play on stage that transform you into your characters ?
- Marguerite Bartherotte and Victoria Lafaurie from “Les Jupes” have created us clothes that we wear on stage. Our typical look is : G kero shirts and Rivieras shoes.

P-I : Do you collect things ?
Paul : Instruments and music. I often have to “cut” my playlists, I have so many tracks !
Alex : I have a cactus collection! It’s a plant I love! They are autonomous and know how to protect themselves. And they produce Mezcal! Still Mexico! …

P-I : You rub shoulders with a lot of artists. Does it help to maintain a motivation?
- Indeed, in our surroundings, Jacques inspires us, but also Flavien Berger, L’Impératrice, Papooz, Patrick Bebey … They all have different skills, so we can exchange knowledges or techniques.
Our album will be a collaboration fruit with all them. Polo & Pan is above all about sharing.

P-I : What experience are you trying to create through your music/ on stage?
- It’s all about material and sounds, like Mort Garson’s Plantasia… This texture research is always here in our creations. Computers offer to create sounds, but sometimes too standardized. We try to re-humanize electronic music with nuances. If you listen to Debussy and Ravel, we sense those nuances perfectly : from piano to fortissimo thanks to a crescendo.
When playing on stage, the process is different : we observe people, we like to get into the crowd before starting a set to feel the atmosphere. That’s why our sets are like a sensory experience.

P-I : What’s the best advice you can give to someone who starts in music?
Alex : Take your time. Don’t try to be something or someone else, just try to be fulfilled.
Paul : Use a microphone and sample. Test, experiment things.

P-I : What would be the ideal project?
- A collaboration with Air ! Moon Safari gave us desire to make music.

P-I : And the perfect place to mix?
- The Tropico Festival in Acapulco, Les Dunes Electroniques in Tunisia or a Burning Man
These places in nature meet the spirit of our Plage Isolée.
Paul : Or in space ! A live on the moon !
Alex : Yes, it would be great !

P-I : What’s the best memory of this professional adventure ?
- Our meeting simply. It taught us to put our ego aside, to give the best of ourselves.
And our mix Chez Tao in Calvi. We had to play at 7:30 am and we didn’ knew each other very well yet. And everything happened : loving people who were having fun, the view of that Corsican citadel in the morning…

P-I : For when can we expect your album ?
- It’s hard to give a precise date but we’d like to launch a single before this summer and the album in September…

 

Merci pour votre accueil Alex & Paul !
Toutes les photos ont été prises à la SIRA.

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Early Years

This is a nice documentary about David -Robert Jones- Bowie.
That’s well documented with rare pictures of his childhood.
At the end of the first part, there are 9 others. Enjoy…
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